Le 15 octobre, c'est la Journée internationale de la canne blanche. L'occasion de revenir sur un objet que beaucoup pensent connaître, alors que plusieurs idées fausses circulent encore à son sujet.Voici 4 idées reçues sur la canne blanche, et ce qu'il faut vraiment savoir.
Idée reçue n°1 : « La canne blanche est réservée aux personnes totalement aveugles »
Faux.
Elle n'est pas uniquement destinée à la cécité totale. Elle est aussi très utile aux personnes malvoyantes ou présentant un champ visuel très réduit, qui ont besoin de repérer les obstacles au sol ou de se signaler. D'ailleurs, certaines personnes malvoyantes choisissent une canne jaune plutôt que blanche, précisément pour se distinguer des personnes non-voyantes, tout en conservant la même fonction d'aide à la locomotion
Idée reçue n°2 : « Elle sert uniquement à se faire remarquer par les autres »
Faux.
Elle signale bien le handicap visuel aux passants et aux autres usagers de la route. Mais c'est d'abord un outil de mobilité et de détection : elle repère les obstacles, les marches, les trous et les bordures. On distingue d'ailleurs deux usages selon la longueur de la canne : une canne plus courte, davantage pensée pour s'identifier auprès des autres, et une canne plus longue, véritable outil de mobilité pour explorer l'environnement et éviter les obstacles au sol.
L'utilisation de la canne blanche ne s'improvise pas. Elle demande un apprentissage technique spécifique, ainsi qu'un travail d'orientation et de représentation mentale de l'espace. Des professionnels formés à la locomotion accompagnent les personnes concernées, souvent au sein d'institutions spécialisées, pour apprendre les bons gestes de balayage, de tenue et de repérage : la canne devient alors un véritable prolongement du corps, et non un simple accessoire qu'on prend en main sans préparation.
Idée reçue n°4 : « C'est un signe de dépendance »
Faux.
C'est tout l'inverse. La canne blanche est un outil d'autonomie et d'indépendance : elle permet de circuler, de travailler ou de sortir seul, sans dépendre entièrement d'un tiers. Loin d'être un aveu de fragilité, elle est une condition de la liberté de mouvement.
En bref
La canne blanche n'est ni réservée aux seules personnes aveugles, ni un simple signal, ni un outil qu'on manî d'instinct, ni un signe de dépendance. C'est un outil technique d'autonomie, qui se choisit et qui s'apprend.